
BioShock
Année : 2007
Développeur : Irrationnal Games
Editeur : 2K
Genre : FPS gore (?)
Ah, Bioshock, Bioshock ! Après les longues semaines me séparant de la sainte journée du 25 décembre, le voici, flambant neuf dans sa boîte en fer. Je me jette sur mon PC dont j’ai préalablement changé la carte graphique pour obtenir une machine digne de l’œuvre, insère le splendide DVD bleu azur dans le lecteur prévu à cet effet et lance l’installation. Quelle est ma rage en découvrant après 10 minutes d’instal que la fin de celle-ci nécessite une connexion internet, pour downloader les derniers patchs du jeu. Bonne initiative en soi, mais nos chers amis de chez Irrational Games ou 2K, peu importe, n’ont pas pensé un seul instant que quelques gamers n’ont tout simplement pas internet sur leur PC principal, par manque de budget ou par crainte des virus (comme moi) Je m’en vais donc chercher un modem, configure une connexion internet à l’arrache et relance l’installation (qui s’est bien évidemment annulée à cause du manque de réseau) Téléchargement des derniers patchs, ouf ! c’est fini ! Ce n’était que le commencement de mes innombrables emmerdes… Lancement du jeu, plein d’espoir, je mets tous les détails du jeu à fond, résolution 1280x1024, et je lance une nouvelle partie en mode facile. La qualité graphique me fait mal aux yeux, mais les son n’y est tout simplement pas, et comme un malheur n’arrive jamais seul, le jeu apparit en mode fenêtré, alors que j’ai bien décoché la case mode fenêtré :( C’est reparti je cherche dans les options, je m’occupe du son. Il faut savoir que sur mon PC BioShock refuse obstinément d’émettre un son si la qualité son 3D Creative n’est pas activée, j’active donc. Le son sera saccadé parfois violemment (au point d’en être injouable), parfois discrètement. Pour la fenêtre, je bricole encore et encore, rien à faire, la fenêtre disparaitra un jour sans raison aucune, et Fraps avec. Je semble avoir fait le tour des galères typiquement BioShockiennes, je vais donc passer au jeu ;)

Années 1960, au dessus du Pacifique. Vous êtes tranquillement en train de regarder vos photos de famille dans votre avion lorsque celui-ci pique du nez droit dans la flotte. Vous vous débattez et regagnez la surface, et en arrière plan de votre appareil s’enfonçant doucement dans le flux maritime vous apercevez un phare, vous vous y dirigez (puisque c’est la seule destination possible) et dans ce phare, vous découvrez une tête d’homme en bronze penchée sur vous, avec l’inscription « No gods or kings, only Man » (germanophones, revenez plus tard) derrière se situe une sorte de mini sous marin commandé automatiquement, vous apprendrez qu’il s’agit d’une bathysphère, sorte de métro sous marin. Vous y entrez, et celle-ci s’enfonce dans les flots et vous dirige droit vers le fond. D’un coup, la radio se met à parler et vous indique ce que c’est que ce merdier. Déçu par les systèmes américains et russes (beaucoup trop à gauche à son goût), Andrew Ryan, un personnage récurrent dans l’histoire, vous apprend qu’il a bâti au fond de l’océan une cité, Rapture, où règne un climat stable et prospère. Seulement voilà, ce qu’il ne vous dit pas, c’est que Rapture est en pleine décadence, vous saurez pourquoi. Le but du jeu sera donc tout simplement de sortir de cet enfer steampunk année 60.

Pour vous échapper de Rapture, vous aurez à votre disposition les classiques armes (clé anglaise, colt, Mr pepom et autres) et une nouveauté totalement inédite, les plasmides. Les plasmides sont des sortes d’armes ancrés dans votre anatomie par modification génétique. Exemple, le plasmide Arc électrique vous permet d’un claquement de doigts d’électrocuter vos ennemis, le plasmide Télékinésie de soulever et lancer n’importe quel objet sur votre ennemi. Le jeu regorge de plasmides, et on ne s’en lasse pas. Mais comme on n’obtient rien sans rien, sachez que les plasmides s’obtiennent grâce à une substance appelée ADAM. L’ADAM est sécrétée par les petites sœurs, qui sont en fait des petites filles transformées en monstres par Ryan et ses acolytes. Pour sécréter cet ADAM, les petites sœurs, aspirent le sang des cadavres (« les anges veulent un bisou »). Elles sont protégées par des Protecteurs (Big Daddy en anglais). Ils vous faudra donc venir à bout des gros papas pour profiter de l’ADAM de la petite sœur. Et là vous êtes face à un dilemme : vous avez le choix entre sauver la petite sœur et la faire redevenir une petite fille normale, ou la déchiqueter impitoyablement pour récolter deux fois plus d’ADAM.Si vous décidez de sauver toutes les petites sœurs d’un même niveau elles vous feront un cadeau… L’ADAM n’est pas tout, car tout comme les armes nécessitent des munitions, les plasmides nécessitent de l’EVE. L’EVE s’obtient dans des distributeurs.
Vous avez maintenant compris le système arme/plasmide, il faut maintenant l’exploiter à fond, car c’est en combinant les deux qu’on obtient les meilleurs résultats. Un simple clic droit vous fait passer du mode arme au mode plasmide. Exemple : un ennemi arrive, je lui envoie une pure décharge électrique qui le paralysie pendant quelques secondes, clic droit, j’ajuste mon tir et je lui envoie en pleine face un violent coup de fusil à pompe. Dernier détail concernant les armes : celles-ci peuvent être améliorées grâce à des postes prévus à cet effet, de plus il existe trois types de munitions pour chaque arme.

Je vous parle d’ennemis depuis le début du test, et vous vous dites mais quels ennemis ? C’est bien simple : il faut savoir qu’à Rapture les habitants ont longtemps abusés des plasmides et autres fortifiants génétiques et qu’ils sont devenus des sortes de demi-hommes en manque constant d’ADAM. Devant cette dépendance, Ryan a judicieusement choisi de prendre le contrôle des habitants de Rapture, se créant ainsi une armée gigantesques de sous humains génétiquement modifiés ou chrosomes. Ce sont eux qui essaieront continuellement de vous tuer, vous prenant pour un parasite (que vous êtes peut être ^^) Baston au programme donc, puisque même si les chrosomes sont assez faciles à neutraliser, ils peuvent arriver par dizaines (dans une scène, à la fin du combat je me suis retrouvé face à pas moins de 82 cadavres, abattus un à un à une balle de mitrailleuse) Il vous faudra par conséquent vous munir de bon nombre de munitions, de trousses de soins et d’EVE, que vous trouverez dans des distributeurs. Ces distributeurs, tout comme bon nombre d’objets tels que caméras, robots de surveillance, coffres, tourelles automatiques, sont piratables, c'est-à-dire que vous pouvez dans le cas des distributeurs avoir un plus vaste choix à des prix moindres et dans les cas des caméras robots et tourelles vous faire des (précieux alliés) des braves machines. Le piratage consiste à diriger un flux vers une espece de sortie grâce à des bouts de canalisations, je vous laisse découvrir la jouissance de réflexion qui en découle. Enfin, le piratage des coffres et des serrures vous sert tout simplement…à les ouvrir.

Ce très complexe réseau d’interaction avec le décor ou les armes/plasmides produit un gameplay très efficace et vous fait évoluer dans une situation toujours différente de la précédente. Mais que serait le gameplay de BioShock sans une ambiance adéquate me direz-vous ? Rien, en effet, c’est là que les esprits ultra développés d’Irrationnal Games on frappé fort, très fort. Dès le début du jeu, vous vous trouvez plongés dans une ambiance années 50 proprement éblouissante, à la fois horrible et resplendissante. La qualité de l’Unreal Engine 3 (également utilisé dans Uneral Tournament III) est démontrée. L’ambiance visuelle glauque est mise en avant par une qualité graphique remarquable, bien que les textures en début de partie mettent un temps considérable à s’afficher (10 secondes o_O), ce qui a le don de m’exaspérer. L’ambiance sonore, elle, est très réussie. Une multitude de bruitages pour le moins dérangeants (mon préféré est le rire sadique) accompagnés d’une musique de fond très rare, mais lorsqu’elle est présente, magnifiquement bien adaptée bien qu’originale (BioShock est un des rares jeu ou vous pourrez, dans une effusion de sang, abattre un mutant avec une clé anglaise sur fond de Charles Trenet) Le gore et le stress ne sont pourtant que secondaires dans la réalisation du jeu (si vous voulez pisser dans votre froc, achetez Condemned), mais les amateurs de scènes immorales ne seront pas déçus par la fréquence de boucheries, citons la scène du chirurgien fou qui allume un par un les projecteurs dévoilant une par une ses réalisations des cadavres dechiquetés fixées au mur, le tout en charcutant une nouvelle œuvre et en sanglotant longuement, scène à laquelle vous assistez impuissant, ou encore celle du chrosome qui, ayant essayé de profiter de l’ADAM d’une petite sœur, se fait plaquer contre le mur par son Protecteur et déchiqueter par une sorte de perceuse géante que celui-ci tient attaché à son bras gauche. BioShock justifie donc amplement le nombre 18+ affiché en bas à gauche de la boîte.
Malheureusement pour les gamers qualifiés, BioShock n’est pas un monstre de difficulté. En effet, lorsque vous mourrez, vous ressucitez dans des Vita-chambres, ce sont des capsules que vous rencontrez au cours de votre périple. La durée de vie du jeu en est terriblement affectée, mais si ce n’était que ça ! Les chrosomes sont faciles, très faciles à exterminer, seuls les Big Daddies présentent un tant soit peu de difficulté (et comme vous n’en rencontrez maximum que trois par niveau…) Du coup, pas une seule fois dans le jeu je ne suis mort, je recommanderai donc aux potentiels acheteurs de BioShock de commencer directement au niveau Moyen. En Facile, les moins experimentés viendront à bout du jeu en 10h à peine (ridicule) Mais qu’importe, BioShock ne mérite pas que l’on y porte tant de blâmes, et vous me trouverez terriblement dur en relisant ce test quand vous aurez savouré l’œuvre.
Alexander Slyde
7/10 sur 14 votes
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10. SkilLAN3rd modo - AS Le 20/01/2008 à 14:40
9. Boule Le 18/01/2008 à 19:36
8. SkilLAN3rd modo - AS Le 11/01/2008 à 16:51
7. Cedric Share Le 10/01/2008 à 17:18
6. SkilLAN3rd modo - AS Le 09/01/2008 à 20:59
5. SkilLAN3rd modo - FBB Le 09/01/2008 à 16:11
4. SkilLAN3rd modo - AS Le 09/01/2008 à 15:12
3. Boule Le 09/01/2008 à 07:36
2. Alexander Slyde Le 07/01/2008 à 18:20
1. FBB Le 06/01/2008 à 21:29
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