Test du Cooler Master Cosmos S

            Le Cosmos S est la récente déclinaison du Cosmos premier du nom, apparu il y a déjà près de 6 mois. Cette « révision » inaugure une nouvelle série de produits chez Cooler Master appelée  Storm (NDLR : S=Storm). Elle est destinée à accueillir les produits hautes performances de la marque (et accessoirement haut de gamme) et sera composée principalement de boîtiers, alimentations gigawattiques et de ventirads de plus d‘un kilo^^.  Découvrons son premier représentant.

 

            Tout d’abord, il faut définir ce que « boîtier haut de gamme » signifie. Cette appellation noble induit en effet une taille et un poids imposants ainsi qu’une finition et un design exemplaires (à faire baver un hérisson). Le « S » est tout cela, il affiche 13.8 kg à vide (!) sur la balance et une hauteur de 598mm, 266mm de large et 628mm en profondeur . De plus il semble avoir été assemblé par des Chinois surdoués (ou fouettés) et dessiné par Eden Games, en attestent les barres parallèles à chacune de ses extrémités, inspirées du monde automobile. Précisons aussi que le Cosmos (le S bien sûr) est construit à la fois avec de l’aluminium et de l’acier, ce qui explique la différence de poids en sa faveur comparé à son grand frère.

 

            Mais un bon boîtier doit avant tout proposer un refroidissement conséquent . A ce niveau, le Cosmos S semble plutôt (très) bien placé avec ses trois unités de 120mm dont une éclairée de rouge (en façade), tournant à 1200trm/min ; mais surtout grâce à la turbine latérale de 20cm à 900trm/min et soufflant en plein sur la (les, que dis-je !) carte(s) graphique(s). Les 120mm sont annoncés comme ayant un débit de 44 CFM pour 19.8 dB…sans autres précisions, comme d’habitude, impossible de connaître le protocole de test employé…


            

            Après ce rapide tour du propriétaire, entamons la partie montage. Et là, on s’amuse, en bien comme en mal d’ailleurs. En premier lieu, il faut déjà ouvrir la bête (après l‘avoir extraite de sa house), pour cela, des loquets sont placés à l’arrière du châssis, cool; problème, : comment soulever les lourdes portes latérales, sans aucune prise ? Il faudra donc employer les moyens du bord, incliner le boîtier ou utiliser un levier improvisé, au risque de rayer le Cosmos (glup !). Pas très pratique. Une fois ouvert, on découvre les entrailles du Cooler Master, l’espace ne manque pas et la manipulation interne est donc aisée (même pour les sportifs dopés au DD). Mais attention ! Le montage des disques durs se profile à l’horizon. Avant cette épreuve, un peu de décontraction avec l’implantation des lecteurs optiques, d’une simplicité enfantine. Il suffit de retirer le ache en façade en ouvrant les portes (de 8h00 à 17h30 seulement), puis d’insérer le lecteur dans l‘un des 10 emplacements (7 fonctionnels en vrai), de presser le bouton bleu et de refermer, le tout sans vis. N’oublions pas non plus l’alimentation, qui se situe en bas et profite, grâce à la « hauteur sur pattes » du Cosmos S, d’un circuit d’air indépendant. Maintenant la torture peut commencer. Pour monter un disque dur il faut en effet retirer deux caches en façade, sortir la cage de l’intérieur, démonter cette salop*, placer le disque puis remonter le tout en poussant des cris (très important). Cette opération est réellement insoutenable et éprouvante.

 

            Enfin, tous vos chers composants sont en place, le boîtier est fermé, il ne reste plus qu’à mettre le contact. Et là, rien. Que se passe t-il ? vous cherchez une erreur de montage, tout va bien. Un peu (beaucoup) en stress, vous débranchez des câbles inutiles. Toujours rien. A cet instant précis, un sentiment d’impuissance et de haine vous envahit. Tout à coup, alors que vous êtes en équilibre sur une chaise au bord de la fenêtre, prêt à sauter (bon OK, j‘habite au rez de chaussé), vous apercevez, dans un coin une rallonge pour carte mère avec un étrange fil violet. Intrigué (et désespéré), vous branchez ce câble, puis appuyez sur le bouton tactile du Cosmos S. Miracle ! Les ventilateurs se mettent en route, vous apercevez le 200mm à travers la grille nid d’abeille doublée de filtres anti-poussière, vous entendez aussi son bruit, très nettement d‘ailleurs. Cependant, celui-ci n’est pas désagréable puisqu’il est relativement grave, donnant une impression de puissance à l’ensemble.

 

            La connectique est quand à elle soignée. On dispose en effet de Quatre USB 2.0 via prise interne, d’un e-SATA, d’un Firewire et des traditionnelles entrées/sorties audio. Tout ce petit monde possède des LED dédiées et illuminées de rouge, ce qui est du plus bel effet.

 

            Voila, le tour de présentation de ce Cosmos S arrive à son terme. Il en ressort un bilan contrasté car, bien qu’en présence d’un produit exceptionnel, les défaut listés plus haut sont tout de même agaçants d’autant qu’il faut aussi ajouter la prédestination à la poussière de l ‘extérieur. Le Cooler Master semble avoir le don de l’attirer, ainsi que les traces de doigts sur les portes, très visibles. Cependant, il se rattrape largement grâce à son look extraordinaire, sa classe et son cachet ainsi que son refroidissement hors norme et son espace interne. Son niveau sonore, bien que plus élevé que la moyenne, se révèle tout à fait décent (qui joue sans son ? hein, qui ?). Enfin, dernière chose, son prix de 200€ en fait une consommation de luxe qui ne peut s’opérer que lorsqu’on a déjà un PC au top^^.

 

 

Cédric Share, oui, et alors ?

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Dernière mise à jour de cette page le 27/07/2008

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