Test de Condemned - Criminal Origins (par Cédric Share)

Condemned - Criminal Origins 

Année : 2005

Développeur : Monolith

Editeur : Sega

Genre : FPS gore

     Glauque, macabre, sadique, immoral,…les adjectifs pouvant qualifier Condemned sont nombreux et souvent (tout le temps) violents. Mais Condemned est loin d’être une énième apologie du gore (genre Doom3) même si gore il y a foison. Condemned c’est avant tout une ambiance dérangeante à souhait, un esprit plus que tordu, le tout savamment orchestré.

     Chose à signaler, le jeu de Monolith (tiens tiens…) est véritablement construit autour d’un pur scénario digne des meilleurs films du genre (notamment des éléments troublants avec S.A.W). Il s’ agira de contrôler Ethan Thomas, un ptit gars du FBI menant une enquête assez singulière. En effet, un méchant psychopathe sévit dans la ville…en trucidant ses collègues à l’aide de leur propre mode opératoire. Rien de bien méchant entre nous, seulement voila, vous êtes aussi accusé du meurtre de 2 flics par vos supérieurs (vous ne pouvez compter que sur vous). Voila pour la base, la suite étant inexplicable sans avoir joué au jeu. Mais force est de constater que malgré un aspect de « nimportequoicapartencouille », on comprend au bout du compte toute les subtilités de ce scénario décidément à mourir (et moi qui n’aime pas les histoires d’habitude^^).

     Au niveau du gameplay, c’est dans l’optique du titre, à savoir dérangé, stressant. En effet impossible de sauter (pour se rassurer, la tactique bugs bunny c’est la meilleure), de s’accroupir, de sprinter (enfin si mais comparé au maximum speed de Crysis…), de porter plusieurs armes. A propos des armes, il ne s’ en agit pas a proprement parler, le joueur doit plutôt (surtout) se taper (c’est le mot) à l’aide de divers objets du décor, allant de la simple conduite de gaz au coupe papier (en passant par la hache, la planche,le tiroir,la pelle et bien d’autres encore). Le côté bourrin n’ en est que renforcé, pour notre plus grand plaisir. Et oui ! Quel joie, après s’être vaillamment débattu, que d’achever son adversaire d’un sublime « tordage » de cou en règle, c’est presque orgasmique ! ! Quel émerveillement aussi, lorsqu’ on trouve, caché derrière une poubelle, un gun avec 3 balles (ou, sayons fou, un chargeur plein !). A force Condemned nous ferai presque oublier que les armes à feu existent.

     Au dela de cet aspect, il faudra aussi veiller à faire progresser l’enquête grâce, entre autre, l’aide d’une certaine Rosa, croyant votre innocence. Entre deux scènes hardcore, recueillir des indices sera votre activité principale (heureusement rapidement éclipsée par une nouvelle boucherie). Pour se faire, et,en tant que super agent, vous disposez de tout l’attirail nécessaire dans votre poche (c’est ça aussi la magie du jeu vidéo) pour suivre les traces de sang, réaliser des photos déguelasses…

     Pour ceux qui doutent encore de la présence de violence gratuite, je citerai un passage qui a marqué à tout jamais ma mémoire de joueur. Après avoir lacéré à coups de machette une espèce de quelque chose que nous pourrions envisager de nommer officieusement « cantinière », vous arrivez en vue d’une table sur laquelle gît le cadavre de « la chose » (nous l’appellerons comme ça). Extraordinaire, dans sa main, la chose tient une hache, ça tombe bien vous en avez besoin pour défoncer une porte. Seulement voila, pour se saisir de l’ outil, il faudra au préalable sectionner le membre (bras ?) de la chose pour ensuite prendre la hache (je passe sur les bruitages, le sang et le reste lors de la coupe). Voila, tout de suite on comprend mieux le truc non? Si vous aussi êtes fan de ces instants de pure barbarie, sachez que Condemned en regorge à n’en plus finir.

     Mais ce n’est pas tout, le gore ne représente qu’une facette de l’œuvre. En effet la peur est également de la partie. Pas cette peur superflue (FEAR) à laquelle on fini par s’accoutumer, mais bel et bien une peur tripante (à tous les sens) mêlé à du stress sans commune mesure avec ce qui existe. Cette sensation est en majeure partie due aux sons du jeu, qui sont à rendre parano. À chaque instant, à chaque coin, partout en quelque sorte on reste sur ses gardes, mais malgré toutes ces précautions Condemned arrive à surprendre en nous faisant attraper des sueurs bien violentes (bonjour la souris) . Petites natures et personnes seules s’abstenir. Et oui, peut être que les concepteurs ont voulu sociabiliser les hardcore gamers car il est impossible de jouer seul a ce jeu ,à mon de n’ éprouver aucune émotion. Et même en connaissant le jeu (terminé trois fois), en jouant un jour de soleil (au lieu d’en profiter ! Bah c’est malin ça !) avec une armée d’amis bruyants à proximité, IMPOSSIBLE de rester impassible. Cela dit, Monolith a peut être conçu, bien avant la wii (pas de majuscule vous avez remarqué ?), un jeu interactif entraînant une torture physique (et mentale pour le coup) significative. Bon, je pense avoir fait le tour de la question et de toute façons la place manque pour tout décrire ce monument du jeux vidéo pour adultes, tous ces instant de pure flippe (le passage avec les mannequins a bien faillit me tuer). À vivre absolument (sauf si toi être instable émotionnellement)

                                                                                                Cédric Share (himself)

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Dernière mise à jour de cette page le 05/06/2008

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