Test de Grand Theft Auto IV (par Cédric Share)

            Ça y est, GTA IV, le messie tant attendu par tous ceux qui hésitaient à s’acheter une console, est enfin là. Mais, alors qu’une véritable effervescence règne autour du titre, alors que certains le qualifie de « meilleur GTA  de tous les temps» et le notent 20/20 (voir plus !), il convient de relativiser cela. En effet, ce nouveau GTA est loin de remplir tout ce qu’appartenir à une super série du jeux vidéo suppose. J’ai eu loisir de terminer la mission principale (en moins de 30 heures soit rien pour un GTA), principalement sur Xbox 360, mais j’ai aussi testé la version PS3, histoire de confirmer mon triste bilan. Avant de commencer, je tiens à rappeler que le but de ce test n’est pas de démonter l’infériorité des consoles au profit du PC (c’est même plus la peine) mais simplement de faire lumière sur ce que j’appel purement et simplement du gâchis vidéo-ludique (et je ne suis pas le seul).

            Pour commencer, il convient d’expliquer l’histoire de ce GTA, qui  est somme toute, correcte (mais pas « magistrale, etc…). Vous incarnez Nico Belic, un Russe (mafieux par définition^^) expatrié aux USA, où réside votre cousin, afin d’y construire une vie nouvelle et un peu plus humaine. Seulement voilà, le crime semble être un passe temps très rentable et, roulé par votre frère, vous êtes contraint d’y mettre les pieds pour survivre. Voilà ,le scénario est planté, maintenant, place au spectacle !

            Franchement, je ne le répèterai certainement pas assez, mais j’ai réellement été décu par cet opus, qui bafoue des règles élémentaires de la série. Dès la prise en main de la manette (brrr !), la mollesse extrême des déplacements est affligeante. On a l’impression d’une latence, comme lorsque, dans les précédents épisodes, le héros prenait quelque substance illicite. Cette sensation cotoneuse se retrouve aussi malheureusement lors de la conduction des véhicules (=conduite « à l‘Américaine» ), qui sont de ce fait, et à défaut d’être réactifs, soporifiques. Les courses poursuites n’ont plus l’intensité et la vitesse d’antan et les fusillades semblent tout droit sorties d’une scène de Matrix avec le bullet time. On s’y habitue au final, mais avec difficulté.

            Une autre connerie marketing (selon moi), qui consiste en la prétendue révolution de GTA IV (pour d’autres), réside en ce faux espoir qu’est la quête du plus grands réalisme possible. N’était ce pas là ce qui faisait le charme des autres GTA ? Aujourd’hui, plus possible de tomber d’un simple immeuble de 5 étages sans mourir, alors que Carl Johnson chutait d’un avion long courrier tranquillement. Au delà de cet aspect purement physique, une autre chose dérange. Alors qu’on annonçait la possibilité de donner rendez vous à un contact dans une ruelle sombre, de manière totalement libre, GTA IV est en fait un gros script bien géant. En effet, il est impossible de donner rendez vous à qui que ce soit sans y être contraint, . Pour prendre un exemple concret, sachez que lors d’une mission ou vous devez prendre en chasse un véhicule, les même accidents se produiront autour de vous, aux mêmes endroits et avec des voitures identiques. Ce GTA semble donc avoir abandonné le petit plus délirant et improbable des autres volets, qui faisait que chaque mission pouvait s’appréhender de différentes façons, et plusieurs fois, avec toujours de nouvelles surprises burlesques.

            L’impression de réalité et de cohérence du monde environnant est aussi restreinte volontairement par Rockstar. Exit les missions annexes en tout genre : pizzas, taxis, et bien d’autres, qui, sans être passionnantes, permettaient de s’amuser quelque peu. Exit aussi la possibilité de nager sous l’eau (bon OK c’était useless) et celle de piloter un avion (tellement drôle pourtant) et de faire du tuning (je leur pardonnerai jamais ça), de personnaliser le héros (no tatoos, no barber, peu de boutiques de fringues) ou encore d‘acheter des propriétés. Bref, le jeu semble inachevé (malgré son retard de sortie), voir, pire, bridé tel un PC de marque. Enfin, petite remarque, les animaux sont toujours aux abonnés absents, ainsi que les enfants (impossible donc d’arracher la tête d’un bambin en passant à toute vitesse à coté de lui sur un cheval, un club de golf à la main)

            A présent, passons à un sujet que j’affectionne particulièrement, la partie graphique (mode cris puissants /on ‘Mouhaha‘ mode cris puissants \off). Dans le cas de GTA, il convient d’être tout à fait relatif et indulgent. Je suis contraint de l’avouer, les graphismes en eux mêmes sont agréables (en dehors des ombres qui sont carrément immondes), mais gâchés par un clipping à gerber, et je pèse mes mots. Vous vous souvenez, dans Vice City (sur PS2, le passé) les murs qui apparaissaient au bout de 3 secondes ? Oui ? Bah là c’est pire, impossible de voir au loin correctement sans patienter 15 précieuses secondes, voir attendre la fin de l’éternité avec des textures qui ne s‘affichent pas. Cependant, certains quartiers sont très immersifs comme celui de Manhattan, entièrement modélisé. Pour ce qui est des objets animés (voitures, persos,..), le rendu est plutôt correct, pas révolutionnaire non plus (c’est GTA), mais on s ‘en satisfait largement au bout du compte. Au niveau de l’IA, on reconnaît bien là GTA. Les différents PNJ (Personnages Non Joueurs) possèdent une structure mononeurone, et sont, de ce fait, totalement débiles, voir strictement cons. Enfin, la physique est elle aussi partie en vacances prolongées (à moins que les développeurs soient des crétins) puisque le jeu n’obéit pas à beaucoup de lois rationnelles, et nous offre par exemple un effet Ragdoll (chute des entités sur une surface donnée) totalement disproportionné et moche qui plus est. 

            Pour conclure, bien que le bilan dressé ci-dessus soit carrément super négatif pour les gens de chez Rock*, GTA IV n’en reste pas moins un GTA à part entière, même si le discours marketing et l’effusion médiatique qui l’entourent sont injustifiés et injustifiables. Ce premier (et probablement dernier) test de jeu pour console m’a quand même permit (ça s’écrit comme ça ?) de patienter quelque peu en attendant de retourner sur mon cher PC. En parlant de PC (vous aurez admiré la transition remarquable :p ), il semble qu’une version de GTA y soit prévue, mais connaissant les portages console/PC combiné aux portages console/PC spécifique aux GTA, ça ne devrait pas donner grand-chose, si ce n’est un jeu gourmand à souhait et un gameplay à chier. Rendez vous dans quelques mois sur Internet pour télécharg… euh non pour acheter ce GTA IVème.

 

           

 

Cédric Share (non pitié, je ne fais que mon devoir…)

 

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Commentaires (4)

4. Mag1c Wind0w Le 08/08/2008 à 16:55

Lien vers le site web de Mag1c Wind0w
J'ai pu lire sur le site de Rockstar Games que la sortie de GTA IV sur PC est prévue le 21 novembre en Europe (18 novembre aux USA).
Pour ce qui s'agit du réalisme de GTA IV, je ne suis pas du même avis que vous...
En effet, ce réalisme renformce l'immersion dans le jeu, en ayant l'impression d'évoluer dans un monde cohérent.

En tout cas, bravo pour cet excellent site web !
Continuez ce bon boulot ! Smiley

3. Cedric Le 10/06/2008 à 08:41

[pas compris]Smiley

2. Barth Le 06/06/2008 à 10:27

MononeuronALE noob Smiley

1. Tizel tkt mec Le 05/06/2008 à 21:54

jpeut lacher le blaz du mec tt a gauche de ma class ou tu va& te faire envoyer en prison sa sen pas 100% legal tt ca mdr bonne continuation erdnaxelailuq ;)
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Dernière mise à jour de cette page le 26/07/2008

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