
Clive Barker's Jericho
Année : 2007
Devellopeur : Mercurystream Entertainment
Editeur : Codemaster (si si)
Genre : FPS Gore (à fond)
Amateursde violence à la chaîne, de salacités diverses, de sang et de tripes, bonjour (je suis un super ordinateur CARL, à Cerveau Analytique de Recherche et de Liaison), bienvenue dans ce test de Jericho. Jericho, ou comment battre Doom 3 au niveau de la difficulté « mentale » (les « énigmes »). Eh oui, car dans le jeu, imaginé par Clive Barker (maître incontesté et incontestable de l’horreur), on ne réfléchit à aucun moment. On se contente d’avancer à travers les niveaux, en éclatant un maximum de zombies, et ce 24h/24h (à supposer que le jeu dure 24h).
Cependant, il ne faudrait pas croire que Jericho est mauvais, bien au contraire, mais il cible clairement une certaine catégorie de joueurs, inconscients et fougueux, n’ayant que faire du scénario, et se contentant de bourriner sans relâche, tels de jeunes amants. A propos du scénario, et, chose surprenante pour un jeu de ce genre, celui-ci est bel et bien présent. Cela est réellement étrange et franchement pas nécessaire (comme American Pie par exemple), bien que l’intention de départ soit certainement bonne. Pour résumer (ceci est un euphémisme^^), vous commanderez une équipe de sept guerriers fous, appartenant à l’équipe des Jericho (original tiens). Chacun possède un pouvoir et une arme qui lui sont propres (télékinésie, incantation, contrôle du temps, sulfateuse, dual flingues,…) et peut être incarné comme bon vous semble (grâce à une touche que vous aurez définie au préalable bien sûr).

Il faudra, afin de contrer une menace surnaturelle, pénétrer dans une ville orientale hors du temps, Al-Khali. Comprenez par là, que la notion de temporalité ne s’applique pas dans ce lieu, et, en effet, au fur et à mesure de la progression vous remonterez le temps (WWII, Moyen Age, temps Romains,…) jusqu’à atteindre l’origine du mal, la source maléfique. Au cours de l’aventure il vous faudra tuer, tuer et encore tuer nombre d’êtres putrides (par la même occasion éclater leurs boutons hideux pour certains) et les renvoyer là d’où ils viennent (en enfer) grâce aux armes personnelles de nos amis Jericho. A chaque fin de chapitre, vous aller devoir affronter un boss (ce concept revient décidemment à la mode) qui vous donnera plus ou moins de fil à retordre (plus que moins en difficile). Vous l’aurez compris, l’histoire est très linéaire et ne fait pas peur (dommage), sauf dans les rares instants ou vous n’êtes pas entouré de vos fidèles acolytes. Cependant, des QTE (Quick Time Event), viennent ponctuer l’action de façon bienvenue. Pour ceux qui vivent dans un puits au fond d’une caverne obscure du Mozambique, les QTE sont de petites séquences durant lesquelles le joueur doit fébrilement appuyer sur les touches de son clavier à mesure que celles-ci s’affichent à l’écran (un peu à la manière d’un jeu de démo sur 360 dont je ne me souviens plus du nom dans lequel il faut faire péter des fusées d’artifices). Ces séquences sont plutôt amusantes à l’usage et conduisent, la première fois, à une mort atroce du personnage contrôlé. Mis à par ça on a droit à un gameplay des plus classiques, ou il n’est pas possible de sauter (mais cela n’est guère important, le jeu est conçu pour) et on l’on doit superviser deux équipes constituées de 2 et 3 Jericho chacune (du moins au début) et qui n’obéis pas au doigt et à l’œil. C’est la un des problèmes récurrents dans Jericho, l’I.A est résumée à sa plus simple expression, à savoir « jtevoisjtetape », mais après tout le joueur moyen pense aussi comme ça et les plus intelligents d’entre vous (il y en a forcément deux ou trois) se diront que des zombies pensants ça fait un peu space (invaders are back). Tout ceci se passe dans une atmosphère des plus glauques, proche de l’esprit satanique de l’auteur (et accentuée par des petites phrases faisant référence à

En ce qui concerne les graphismes, ceux-ci sont tous à fait acceptables, bien qu’un peu « durs ». On remarquera la belle gestion du HDR, ainsi qu’un antialiasing gourmand (8800GTX requise pour jouer en full). De plus, les personnages sont très stylisés et agréables à observer (surtout cette jeune asiatique^^). Les monstres aussi ont la classe mais sont malheureusement trop peu diversifiés. Les environnements sont eux, très crades, suintants et dégoulinants d’organes (boyaux et cages thoraciques surtout) et de liquides non identifiés (et mieux ne vaut pas savoir de quoi il s’agit) produisant quelques doux bruits lorsque vous passez (contraint, y’en a partout) dessus.

Au final, le jeu initié par Mr Barker satisfera les personnes en quête d’abrutissement devant leur PC, chose remarquablement accomplie par ce titre. On pourrait même se demander si ce n’est pas fait exprès, tant le scénario, devient au fil de l’avancée de plus en plus incompréhensible, jusqu’à aboutir à une chute que je n’ai pas encore réussi à comprendre, même après l’avoir refaite maintes fois (avec un ami qui plus est). Bref, si vous voulez vous défouler un bon coup en commettant le génocide des monstres, Jericho est fait pour vous. Les autres, allez faire du sport (quelle idée saugrenue !) et des maths…
Cédric Share
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