
STALKER : Shadow of Chernobyl
Année : 2007
Develloppeur : GSC
Editeur : THQ
Genre : FPS/RPG

Après de nombreuses années d’un développement calamiteux, STALKER a enfin daigné sortir au printemps 2007. Ce jeu a été conçu par un studio Ukrainien, et prend place de le pays, plus précisément la aux environs de Tchernobyl. L’histoire en elle même se déroule en 2006, soit 20 ans après l’explosion nucléaire (26/04/1986). La vie dans la zone (c’est ainsi qu’elle est nommée) est totalement irréelle, les mutants et les anomalies pullulent ça et là. Lorsque débute le jeu, vous vous réveillez amnésique sans rien savoir de vous-même. Le seul indice que vous ayez en poche se trouve sur votre PDA, mentionnant « Tuer Strelock ». Qui est-ce brave monsieur ? Que vous veut il ? Qui êtes vous ? Ce sont bien toutes ces questions auxquelles vous tenterez de répondre au cour de l’aventure. La progression s’effectue grâce a différentes quêtes, tant principales que secondaires, qui vous serons données, selon vos actions pendant la partie, par divers personnages du jeu. Au fur et à mesure, l’attitude des gens que vous aiderez, ou non, influencera la réaction des groupes auxquels ils appartiennent. En effet, dans STALKER, deux factions, celle de la « liberté » (les méchants) et du « devoir » (les gentils) se disputent le contrôle des endroits stratégiques (bases, décharge,…). Au milieu de cette confrontation on retrouve de nombreux autres groupuscules (des voleurs, les militaires, la faction du « mérite »,…) vivants chacun de leur coté et, en général, pas très enclin à vous accueillir bras ouverts. Et, aussi, dans des proportions de plus en plus importantes à mesure que le joueur se rapproche de la fin, à savoir la centrale désaffecté de Tchernobyl, de monstres, tous plus laids les uns que les autres, possédant parfois des pouvoirs. Certains peuvent se rendre invisibles (seuls leurs yeux brillants ainsi qu’un flou annonçant leur présence), d’autres sautent tels des kangourous dopés sur notre pauvre mercenaire tandis que certains pourront contrôler son mental. Vous l’ aurez compris, il y a à faire à ce niveau là, pas d’inquiétude à avoir, l’action répond à l’appel. De plus, le joueur aura aussi droit à quelques séquences stressantes (notamment dans les galeries souterraines) agrémenter de bruits étranges, venant pimenter le tout. A propos de vos activités annexes, variées durant les phases de « non baston », il faudra veiller à faire les courses, comprenez dépouiller vos victimes de leurs objets (ou d’une partie de leur corps dans certains cas) tout en veillant à ne pas être en surcharge et entraîner une diminution de l’endurance.

Seulement voilà, STALKER a tout prévu,et, sur votre chemin, généralement auprès des anomalies, dangereuses et variées créations de la zone (allant du champs magnétique, à la déflagration soudaine, en passant par l’électricité,…), se trouve différents artefacts, plus ou moins rares et/ou dangereux. Ils peuvent être vendus, ou portés sur vous, de manière à améliorer vos capacités (résistance aux blessures, radiations, aux balles,…). Vous pouvez en utiliser 5 simultanément, rendant possibles nombres de combinaisons sympathiques afin de vous rendre plus puissant. Cependant, la plupart de ces artefacts ont des avantages mais aussi des inconvénients (ex : saignements) qu’il faudra veiller à contrer à l’aide d’un autre artefact, sous peine de mort prématurée. Un minimum de gestion est donc requise. Pour ce qui est des armes, foisonnantes et variées, disposants toutes de caractéristiques propres, pouvant être modifiées (ajout de lance grenade, changement des balles, de viseur,…) et s’usant avec le temps (=de plus en plus d’enrayements en combats= bien embêtant), il s’agit pour la grande majorité d’anciennes armes soviétique (normal me direz vous, nous sommes en Ukraine) mais on retrouve aussi certains classiques de la science fiction, comme le laser par exemple (dans le dernier niveau). La partie graphique du titre est, quant à elle, plutôt réussie, bien que certaines textures soient un peu en retrait, l‘ensemble reste très détaillé et pas trop exigeant (1280 full avec une 1950pro). On pourra aussi regretter les mouvements des personnages, parfois un peu désordonnés (c’est sans doute l’effet recherché mais cela reste surprenant) et une I.A quelque peu larguée (du genre le pnj qui se lance en plein milieu du camps ennemis avec une perceuse en guise d’arme). On pourra aussi citer se qui semble être le plus gros défaut de STALKER, la visée. Celle-ci est totalement imprécise (le headshot a plus de 50 mètres relève de la chance), et nécessite un temps d’adaptation assez long. Autre déception ,le concept du « moteur de vie » (comprenez que les bots peuvent mener des actions indépendantes sans votre aide) annoncé comme novateur, se révèle sous exploité, il est en effet très rare d’assister à des prises de décisions de l’I.A. il est aussi dommage que certaines fonction (possibilité de conduire des véhicules, de dormir) initialement prévue, aient été retirées de la version finale, enlevant une part de réalisme. Mis à part ces quelques défauts, rien de mauvais, STALKER rempli sont contrat et accentue une tendance qui semble représenter l’avenir du FPS, l’ouverture, la liberté d’action et le non scryptage du scénario, même si ces possibilités sont pour le moment mals exploitées (attendons Far Cry 2). Au final, on obtient un jeu à l’identité et a l’ambiance fortes, qui plairons à la majorité des gens (dont moi). De plus, pas moins de sept fins sont disponibles, selon les actions du joueur, ce qui assure une bonne rejouabilité du titre.
Cédric Share
10/10 sur 2 votes
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