Année : 2008
Développeur GSC Game World
Éditeur Deep Silver
Genre : FPS/RPG radioactif
S.T.A.L.K.E.R premier du nom aura éveillé en mon âme une flamme, son prologue (aka le truc qui se passe avant), fût une révélation. Oui, Clear Sky est une tuerie, je le dis tout de suite comme ça c’est bien clair. Malgré tout, pour l’obtenir, il m’aura fallut engueuler, et me faire engueuler, par le vendeur stagiaire du Score Game, reformater mon PC par deux fois et parler Ukrainien sur le forum du jeu. Beaucoup de péripéties donc, mais pour une fois l’effort méritait d’être accompli.
S.T.A.L.K.E.R : Clear Sky se passe quelques années avant Shadow of Chernobyl, c’est donc un autre personnage qui est incarné ce coup ci. Exit le tatoué, bonjour au Balafré, un brave spécialisé dans l’accompagnement de scientifiques au cœur de la Zone. Un chouette boulot qui marche pas mal, jusqu’à ce jour fatidique ou la nature se manifesta, violement, par un blow out (une vague d’énergie) dans la gueule déjà pas désirable de notre héros. Heureusement, le Balafré survécu, parce qu’un jeu sans personnage principal c’est pas cool. L’histoire commence par votre réveil après une phase de coma post atomique. Une faction vous a recueilli, les Firmaments (ou Clear Sky dans la V.O), et comme ils sont super fortiches, ils vous informent que vous êtes un miraculé, que votre survie tient du surnaturel. Le hic, c’est qu’a chaque blow out, votre système nerveux est cramé de plus en plus. Il vous faudra donc éradiquer les petits malins qui perturbent le fonctionnement de la Zone, sans quoi le fauteuil roulant vous attend. Vu que je suis gentil je vais vous dévoiler que ce sont des stalkers qui ont réussi à percer dans la Zone jusqu’en son cœur, la mythique centrale de Tchernobyl, qui sont à l’origine du mal. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Les personnes charitables ayant joué à S.T.A.L.K.E.R premier ont certainement regretté que le système de vie autogéré (ou un truc comme ça) n’ait pas été poussé au maximum par les développeurs. Clear Sky corrige le tire et nous offre carrément un monde éradiqué de pas mal de scripts, et ou l’IA se gère d’elle-même. Alors bien sûr, il y a toujours des passages obligés afin de faire avancer le scénario, mais les approches sont relativement variées pour accomplir les quêtes annexes. En pratique, le joueur devra en accomplir pas mal si il souhaite adhérer à une faction. Cela passe par du travail non payé en grande partie, comme la capture de points stratégiques permettant de contrôler une zone. Ces objectifs ponctuels vous sont communiqués par radio ou par des capitaines d‘escouade, et s’inscrivent comme quête secondaire dans votre PDA. Celui-ci a d’ailleurs été amélioré en partie puisqu’il est dorénavant possible de connaître la position des PNJ et les caractéristiques de votre faction (ainsi que son ennemie) en temps réel. La grande majorité du temps, ce système fonctionne bien, mais il arrive que l’IA déconne. Par exemple, lors de l’attaque d’un de vos camps, les personnages se font tuer un par un sans même bouger le doigt pour contrer l’envahisseur.
Je sais plus si je l’ai déjà dit ou pas, mais une des forces de Clear Sky est de nous proposer un environnement cohérant, et de la sorte subversif. Ainsi, le cycle jour/nuit nous plonge tantôt dans l’obscurité la plus totale, ou on voit à peine à 2 mètres grâce à l’amie lampe torche; tantôt dans des phases de soleil radieux et éblouissant. Sans compter les variations climatiques variées qui parachèvent l’immersion. De la même manière, les PNJ savent s’adapter au milieu qui les entoure. Il n’est pas rare de voir des éclaireurs lors de vos mission de conquête, ou encore des gardes scrutant les horizons avec l’aide de jumelles faites avec leurs propres mains. En ce qui concerne les transports, point de véhicules motorisés, et heureusement quelque par car les emplois aurait plombé le gameplay. Pour vous déplacer sur de longues distances il faudra recourir à des guides payants, ou bien faire le trajet à pieds, ce qui peut vite devenir un cauchemar.
Comme tout bon jeu de tir, le Clear Sky propose un flopé d’armes et d’armures. Les armes sont une bonne vingtaine, toute customisables de surcroît. En effet, dans les bases de vos alliés se trouvent, en plus de traditionnels marchands, des mécanos. Ceux-ci peuvent améliorer votre armement (modification du canon, de la crosse, du percuteur,…) et le réparer (à force de servir les armes s‘usent), contre rémunération bien entendu. La sensation de tir peut donc être radicalement changé avec ces améliorations et à l’usage cela permet souvent de mieux « headshoter ». En plus de l’attirail conventionnel, il est possible e s’accaparer divers artefacts, tout comme dans le premier épisode. Le différence état que cette fois ci, ils ne se trouvent pas partout et sont invisibles, seulement détectables grâce au….détecteur d’artefacts ! Cet objet ô combien utile est utilisable avec la touche [o] et, selon son degré de perfectionnement, peut vous indiquer l’emplacement de l’artefact (ou simplement émettre un bip à intervalles plus ou moins réguliers selon la distance vous séparant du saint Graal). Pour les trois blaireaux n’ayant pas succombé à Chat d’eau of cher Nobil, je rappelle que les artefacts ont la faculté de décupler une ou plusieurs de vos caractéristiques physiques, par exemple l’endurance ou la résistance au feu.

Les graphismes, quand à eux, sont assez convaincants. Certes, nous ne sommes pas au niveau d’un Crysis techniquement, mais la vodka n’a pas si mal réussi aux développeurs finalement. Les textures sont la plupart du temps très correctes et s’affichent convenablement. A de rares exceptions près, aucun clipping à signaler, ni aucun bug graphique. En pratique, toutes options activées, il est plaisant de voir les arbres touffus flotter au grès du vent, tout en filtrant les rayons du soleil à travers leurs feuilles. Pour pouvoir en profiter, Clear Sky réclame cependant une config assez puissante du genre 8800GT accouplée avec un Core 2 bien cadencé. A noter qu’en activant Direct 3D 10, les effets de lumières sont nettement différents de la version DX9, sans pouvoir dire si ils sont plus réalistes ou pas. Comme ça tout paraît rose, mais c’est sans compter sur un problème de stabilité du moteur, le X Ray Engine. Malgré un nom et des caractéristiques séduisantes, il crashe énormément, surtout dans les hautes résolutions (1600x1200 et plus), à moins que ça ne soit à cause de la gourmandise de S.T.A.L.K.E.R en matière de RAM…
Pour refermer ce test de ouf (dans lequel je n’ai pas pu tout dire) sur un jeu qui l’est tout autant, je vous invite à sortir votre carte bleue du coffre fort dans lequel elle repose, et de vous rendre au Carrouf du coin. Clear Sky mérite amplement que l’on s’y adonne entièrement, en dépit de ses bugs agaçants, mais qui seront certainement corrigés via des patchs futurs. Si vous appréciez les jeux d’ambiance, option survie post apocalyptique et bourré d‘objectifs alternatifs, pas d’hésitation, c’est lui qu’il vous faut. D’ailleurs je ne mets que 9 à cause des bugs et de la boîte du DVD qui est moche…certainement le meilleur FPS de 2008. Far Cry 2 n’a qu’à bien se tenir.
Ceidrique Chères

7/10 sur 9 votes
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1. FBB Le 05/10/2008 à 02:55
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