Test d'Unreal Tournament III (par Barth)

Unreal Tournament III

Type : simulation de chants de Noël par les choristes de l’école primaire.

Le but, c’est de pas en laisser survivre un.

Editeur : Midway

Dévellopeur : Epic Games

Recommandé aux 18+ (violence, insultes)


 


« Bouh, la sale gueule qu’il a le méchant. Tiens un coup de positronneur désintégrant ! »

Vous l’avez deviné, les choristes de l’école primaire viennent d’une planète lointaine, et leurs dents ne sont pas là pour mieux articuler « Mon beau sapin ». Ils seraient plutôt du type «  Ding Dong – Oui ? – Graaaaaaeeuh - *bratatatatata* *bruit de chair et d’os disloqués* ».


Donc nos charmants chanteurs, que l’on prénommera Kralls et qui constituent les Necris, décident d’envahir la terre en 2341. Rien de très anormal. La cinématique d’intro du jeu vous les présente d’ailleurs assez bien : ça saute, ça a une arme mais ça s’en sert pas, ça mord, ça tue, ça se fait tuer. Vous, votre but, c’est surtout de les renvoyer avec un aller simple vers leur planète où ils étaient très bien (d’ailleurs on sait pas pourquoi ils viennent emmerder le monde).

Voilà

Oui, le scénario tient sur un Tuc écrasé, voire sur une demi feuille de PQ. Bon, la partie navrante du jeu est terminée. Passons au concret.


 

Lui, il est mal.

UT III (pour les intimes.. ou les moins intimes..) est la suite, à l’origine UT 2007, de la série des UT : après les premiers UT, on commence « vraiment » avec UT 2003, UT 2004, et UT III.

 


Soyons tout de suite francs : UT III est beau. Son Unreal Engine III, repris par nombre de jeux, est excellent : j’adore voir voler la tête des kralls au petit matin ! (Mais ce que je préfère, c’est les regarder la chercher après) Les explosions, qui sont aussi fréquentes que les geysers humains de sang, sont tout aussi bien rendues.

En fait, ce jeu est excellent pour les sadiques profonds : tirer 3 roquettes en spirale dans le thorax d’un ennemi à bout portant, et risquer de crever aussi mais ça on s’en fout puisqu’on respawn toutes les 5 secondes, c’est tout simplement jouissif. Voir les morceaux voler, atterrir dans l’eau… et se faire découper par les lames latérales d’un Scorpion qui vous arrivait par derrière.

Eh oui, pas de répit pour les braves ! Dans ce jeu qui augmente largement vos réflexes (voire vous fait devenir névrosé/psychotique), les ennemis à pied ne sont pas les seules cibles. Des tanks, des Manta (type d’hybride entre hélico et aéroglisseur, qui utilise ses hélices pour vous découper), des Scorpions (buggy tout terrain assez maniable), des Raptor (comme dans Top Gun !) et j’en passe : les Paladin, Goliath, Leviathan, Dark Walker…

Le choix d’armes est quant à lui plus restreint : il faut les ramasser un peu partout sur la map ; et il n’y en a que 10 (ou 9 selon les maps). A savoir que dans Ut 2004, il y en avait un bonne grosse quinzaine. On ne garde ici que les classiques fusils bios, minigun, Shock Rifle, canons Flak, lance-roquettes, sniper… Et on oublie les meilleurs (mines-araignées (je vous laisse deviner l’effet de ces saloperies), lightning gun..)

Bref, pour ne pas s’attarder sur les armes, disons juste que l’arsenal est assez suffisant pour un fps du genre (pas assez pour un fan dans mon genre :( )

Les modes de jeu sont également moins nombreux que dans la version 2004 : on perd le « bombe de balle » (genre de football violent), la « double domination ». Dommage, on va se limiter au deatmatch, team deathmatch, capture the flag et guerre.

Dans la campagne solo (d’un concept intéressant… mais totalement stupide), c’est le mode le plus présent : il faut juste tirer sur des trucs qui flottent en l’air et les défendre contre les méchants qui essayent de faire pareil. Quand on a tous les trucs qui flottent, il faut rusher et détruire le générateur de l’ennemi. Basique.

On peut dire que UT III ne repose pas vraiment sur son mode solo ; même si les dev’ ont agrémenté le tout de zolies cinématiques bien violentes (ou pas).

Le mode multijoueur reprend donc les modes du solo, sauf qu’il faut juste enlever le scénario et l’IA à la con des ennemis (à noter : les différents niveaux de difficultés : novice, normal, avancé, compétent, expert, dur à cuire, inhumain, divin. Personne à ma connaissance n’a réussi à tuer un bot en « divin ». De plus, on passe d’avancé = ennemis qui marchent en contemplant le paysage autour d’eux avec une intelligence occasionnelle d’Alien mal léché en rut, à compétent = krall qui a vécu dans sa caserne et qui est aussi intelligent qu’un Predator.)

 


Un mode « useless » ou plutôt non, puisque on peut sans doute y jouer 5h avant de s’en lasser. J’ai terminé le mode solo, j’ai pas tenu 2h : je suis allé regarder « C’est mon choix ». Bien plus cultivant (c’est dire !).

Quoi dire de plus… pas grand-chose de remarquable, mis à part les habituels « GODLIKE !! », « KILLLIN’ SPREE » et autres « ULTRA KILL ». Je vous conseille de trouver la VO pour ces sons là parce que la VF craint vraiment.

Pour les fans du genre, sachez qu’on retrouve quelques anciens « amis » de la Liandri Corp. : Malcolm, Jester, Othello, Malaketh, Lauren & Brock (le skin des Iron Guard est superbe d’ailleurs <3 mais je m’égare.).

Somme toute : un jeu bourrin, défoulant au possible, mais ne comptez pas devenir un PGM de cette suite qui ne vaut pas son prédécesseur sinon en graphismes, car il doit pas y avoir beaucoup de teams qui circulent à vrai dire.

Barth

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 26/07/2008

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